Mesdames, messieurs,

Le nouvelle création de l‘Ineffable Théâtre est une performance collective. Performance ; il s’agit bien de cela. Depuis quelques années, l’Ineffable Théâtre interroge le temps présent et en fait l’élément central de son questionnement artistique.

Faire, Être. L’action prime. Les mots ne sont plus nécessaires.

Didascalies nous plonge dans les origines du Théâtre, du jeu de l’acteur. Ces indications laissées par l’auteur, révélant ce qui ne peut être dit, sont le sens-même de la présence physique de l’acteur sur scène,.

Benjamin Forel et les comédiens de l’Ineffable Théâtre font le pari fou de réunir en un seul spectacle une soixantaine d’auteurs contemporains vivants.

Le public devient auteur. Il a entre ses mains la responsabilité du choix. Il choisit de lancer, rompre, répéter les didascalies. Il devient tour à tour Wajdi Mouawad, Joël Pommerat, Jan Fabre, Valère Novarina, Fabrice Melquiot, Olivier Py, Lars Norèn,… Il devient metteur en scène, complice, bourreau, sauveur , de ce qui se joue sous ses yeux.

Le rapport à l’Autre est questionné, écartelé, cahoté, tant par la place donnée au spectateur, que par la démarche artistique originelle.

Les comédiens deviennent corps. Le corps devient réalité tangible, matière organique impactée par le temps.

Avec Didascalies, l’Ineffable Théâtre nous offre un spectacle interactif, sondant la place de chacun , interpellant le spectateur en tant qu’individu sur la notion du temps qui passe, de l’irréversibilité de ses gestes et de ses choix ; un théâtre exigeant, où le hasard de chaque représentation requiert une technicité indéfectible.